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Il existe deux sortes d’êtres vivants : les animaux et les plantes

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"Espèce d’eucaryote" disait la carotte !

Pendant des siècles, le titre de cet article constituait le savoir commun de l’humanité, qu’elle soit savante ou inculte : il n’existe de vivant sur notre planète que des animaux et des plantes. Pendant des décennies, et encore aujourd’hui dans certains manuels, on a séparé le vivant entre 4 grands règnes : les plantes, les animaux, les champignons et les protistes (êtres vivants n’appartenant à aucun des autres groupes), chacun de ces règnes comprenant un certain nombre d’embranchements, de familles, de genres et d’espèces.

Cette vision, déjà battue en brèche au XIXe siècle, est encore modifiée par les récentes avancées de la phylogénétique qui rejettent cette classification au profit d’une autre :
- les Archées, unicellulaires microscopiques, à structure procaryote (pas de noyau individualisé), qui vivent souvent dans des milieux extrêmes, comme les milieux hypersalés ou les sources hydrothermales du fond des océans ;
- les Eubactéries, également unicellulaires procaryotes, qui rassemblent la plupart des bactéries que nous connaissons ;
- les organismes dits Eucaryotes, dont les cellules comprennent un noyau différencié et d’autres organites tels que les mitochondries, par exemple. C’est ce groupe qui contient les animaux et les plantes et toutes les formes de vie que nous pouvons distinguer à l’oeil nu, mais aussi d’autres, unicellulaires, contenant toutefois un noyau.

Il y a donc trois grands groupes, parmi lesquels les deux procaryotes sont les plus importants en terme de biomasse. La filiation entre ces trois groupes fait actuellement l’objet de débats.

Et les virus ? La question reste posée. Les arguments contre restent valables, puisque la vie implique la capacité à se reproduire à partir de son propre matériel génétique et de posséder un métabolisme, ce qui n’est pas le cas des virus. Mais d’autres aspects plaident en faveur de leur intégration dans le monde vivant.

Restent les prions, qui tout en ayant une certaine activité ne présentent pas les caractéristiques du vivant.

- Voir les illustrations de l’arbre phylogénétique à cet endroit

- En voici un autre, incomplet mais très graphique et vertigineux

Dernière modification : dimanche 10 mai 2009


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